7. QUAND LE JEU DEVIENT-IL UN PROBLEME?
On ne mesure pas la pathologie d'un joueur simplement par le montant d'argent qu'il dépense au jeu. Un individu financièrement à l'aise peut jouer plusieurs milliers de francs par année sans que cela soit un problème pour lui. En fait, les quelques trente ou quarante francs par mois que joue une personne ayant un faible revenu ou bénéficiant de l'aide sociale se révèlent beaucoup plus problématiques.
"Le gambling (jeu), autant dans le domaine de la loterie et du bingo que dans celui des appareils de loteries vidéo et des casinos, devient pathologique lorsqu'il génère plus de difficultés dans la vie de la personne que de divertissement. Par exemple, si le jeu accapare l'argent dévolu à d'autres fins telles le compte d'électricité ou la facture d'épicerie ou, plus dévastateur encore, le temps et l'attention qui devraient, par exemple, être consacrés à ses enfants ou son/sa conjoint(e). Ou encore, si la personne ne peut s'empêcher ou s'arrêter de jouer. Si elle ne joue pas, elle y pense sans arrêt et se sent irritée, elle n'a plus le goût de rien faire et elle sent qu'il lui manque quelque chose".
[Source : centre du jeu excessif (Lausanne – Suisse)]

Programme intercantonal de lutte contre la dépendance au jeu